De
puis que vous vivez à bombay, à grand paradi, c'est-à-dire
à peu près... (non, exactement, en réalité) un an et demi , vous avez accumulé un
nombre ahurissant de choses.
Pourtant, vous étiez arrivée les mains dans les poches, avec trois enfants, un chat. Sir avait pris juste un peu d'avance et dans sa valise votre épluche légumes suédois dont vous ne pouviez vous passer et qui vous rendait crâneuse (avant que vous ne vous aperceviez qu'ici, tous les Indiens utilisent des épluche légumes suédois).
Depuis, le paysage s’est considérablement modifié.
Sir a acheté des lits avant votre arrivée. Des lits avec des draps, dont 68% étaient rugueux, 35% adaptés au climat suédois et 23% à fleurs jaunes ou beiges. Des serviettes et des torchonsà dominante orange qui, tous, s'étaient concertés pour dès votre arrivée, se mettre à refuser d'absorber la moindre goutte d'eau qu'on voudrait leur faire avaler. Mais tout de même, Sir avait pensé à tout et il avait même acheté des fleurs, des chrysanthèmes, d'accord, mais des chrysanthèmes blancs.
Une fille est rapidement rentrée à paris, où elle est aujourd’hui à la fac, tandis que des centaines et des millions d’objets venaient envahir l’espace paradisiaque en marbre rutilant.
D’abord, des tableaux. En tout, cent quatre-vingt-trois.
Des trucs qu’on accroche, vous voulez dire. Certains sont
des toiles contemporaines ou modernes de grande valeur, bien entendu, qu’est-ce
que tu crois, mais aussi, et avouez-le ils sont les plus nombreux, des photos
vintages, des chromos kitsch de déités hindoues, des plaques en métal, des
moules à gâteaux, des trucs qui encore heureux n’ont pas vraiment de nom et une
jolie collection de soixante-seize aquarelles indiennes datées de 1917 à 1972.
Des cadres, donc, mais pas seulement.
Deux petites armoires, une table basse en forme de haricot, six fauteuils dont, rassure-toi, pas un n’est véritablement confortable. Sept dessus de lit en tissu ancien piqué. Vingt-six bouteilles remplies de perles tressées, de minuscules poupées en celluloïd, de fleurettes, de vaches et d’autres machins qui sont absolument utiles et indispensables pour supporter la vie.
Si tu viens, vous montrerez tout. Mais si tu restes chez
toi, ce qui n’est déjà pas si mal quand on connaît ton caractère, tu pourras
ici même en examiner des bouts, un peu flous, mais bon.
Ceci, vous l'espérez, te fera patienter, car vous partez une semaine en vacances dans le Kerala.
A bientôt les amis!
ok, cette mise en page est extrêmement laide
Rédigé par: grand paradi | 20 février 2009 à 10:06
Je me demandais l'autre jour où en était ta déco si particulière et si réussie? A combien s'élève le pourcentage de mur vide... j'aime toujours autant tes cadres et tes bouteilles ... si comme Karen Blixen à son départ d'Afrique, tu mets tout tout sur le gazon pour une grande vente aux enchères... fais moi signe.A Cochin tu trouveras sûrement d'autres merveilles à accrocher aux murs de ton palais de marbre rutilant. Bonnes vacances Bises
Rédigé par: catherine | 20 février 2009 à 12:18
et qui va garder le chat ?
Rédigé par: Christie | 20 février 2009 à 15:56
bonnes vacances dans le Kerala !!! haaaaa nostalgie... déjà :-)
Rédigé par: nath | 21 février 2009 à 09:42
t'as peur à tonton ?
Rédigé par: anne laure | 24 février 2009 à 17:41
bon, t'es rentrée?
quand est ce qu'on va acheter des trucs qui servent à rien ?
j'ai hate !
Rédigé par: pat | 03 mars 2009 à 05:20
quand même... ça a du bon un mari expatriable...
Rédigé par: clo | 03 mars 2009 à 10:22
Belle composition de cadres dans les cadres! Avec autant de tableaux au mur, j'imagine qu'il faut s'habituer a fixer son regard chez toi?
Rédigé par: Vero | 06 mars 2009 à 12:16