Tu t’en doutes, vous n’êtes pas la seule à blogger à bombay.
Ni même à mumbai.
Vous faites plus ou moins partie, une fois n’est pas coutume,
d’une sorte de groupe, dont vous ne connaissez d’ailleurs à ce
jour malheureux pratiquement aucun membre : celui des bloggeurs francophones de la
capitale économique de l’Inde, ce qui, avoue-le, vous pose un peu là.
Au début du mois, et selon un sujet donné, chaque bloggeur concerné envoie au bombay blog un texte de son cru. Et voilà qu'en ce premier avril où tout blog devrait blaguer, la question posée est d’une déroutante importance :
êtes-vous, auteur de ce blog, nom d’une bite en bois, êtes-vous donc mumbaikar ou bombayite ?
Merde. En d’autres mots, on vous demande d’expliquer si au réveil vous vous sentez plutôt du nord, du sud, indienne, anglaise, moderne, coloniale, mumbite, bombayseur, mumbaillebite, bombesque, mouilletabite, monkatkar ?
Vous vous embrouillez. Vous avez très chaud. Vous n’aimez pas les étiquettes. Vous ne comprenez pas les mots. Au réveil, vous êtes toujours comme ça : en train d’écouter ravie les paons qui font poc en se posant sur votre toit. Car les paons volent, et se posent chaque matin par demi douzaine sur votre toit-terrasse pour y faire la roue en secret et manger du papier journal. Aussi, l’autre jour, à peine… comment ça ? Pas tout à fait le sujet ? Pas de paons ? Pas de paons du tout ?
Le paon qui fait poc au lieu de léon, tout de même, c’était un thème diablement dans vos cordes.
De toutes façons, quand vous affirmez à un indien de la rue que yes, vous habitez ici (sans préciser, prudente, s’il s’agit de bombay ou bien de mumbai), il vous regarde d’un air triste. Sa bouche se contracte, ses sourcils s’arquent, son nez se plisse, son front se sillonne, ses joues choient sur le trottoir en rebondissant. Pourtant, lorsque sans complexe vous confirmez l’information, il se met soudain à rire en se tapant sur les cuisses qu'il a maigres, ce qui prouve à quel point l’homme est inconstant. Et aussi que sans doute, parfois, vous êtes très très drôle à l’oral.
En un mot, il n’y croit pas, à votre histoire, l’indien de la rue. Vous n’habitez pas ici. Quel que soit le nom qu'on donne à ici. C’est tout.
Et quand vous pensez que dans trois mois à peine, ça sera vraiment vrai, vous voulez pleurer.
(sur la photo ci dessus, oui, ce sont des cahiers. C'est que vous n'aviez pas de photo de paon.)
Y va yavoir de la dépression post- Boooumbyland ! En même temps crever de chaud c'est pas génial ! Pour les paons y en a à la citatelle à St Tropez qui gueulent léon sans problème et pis ya de la place pour les 143 tableaux ..., y en a aussi au Parc des Buttes Chaumont. Un jour que je me promenais l'un d'entre eux est venu marcher à côté de moi si bien qu'une petite dame m'a demandé si je le sortais tous les jours !!! Eh oui çà c'est Paris !!! Triste si Grand Paradi s'arrête.
Rédigé par: Sunny Side | 01 avril 2009 à 17:14
y a pas a dire, ton blog me ravit....
Rédigé par: sophie | 01 avril 2009 à 21:39
Merveilleux! Tu nous a pris un sujet dont franchement je ne voyais pas quoi faire, et tu nous en a fait un truc merveilleux. Je vais le relire plusieurs fois, lentement, le savourer ... mouilletabite.
Bravo ;-)
Rédigé par: Helene | 02 avril 2009 à 07:04
t'es trop forte !
Rédigé par: pat | 02 avril 2009 à 13:25
Tu m'as bien eue sur le Bombay Blog. Mais moi, c'était sincère, ça venait du coeur. Le tien est trop forcé! Ca sent l'ironie, bouh!
Rédigé par: Helene | 02 avril 2009 à 15:55
chez mes parents il y avait des Paons.
les mâles attaquaient la peinture des voitures marines et noires (surtout si elles étaient nickel propres) et aux beaux jours il valait mieux garder un oeil sur son verre de rouge du déjeuner, sinon le plus vieux le terminait...
je l'ai vu faire une demi roue, l'oeil demi fermé et le sourire au bec, assis comme une poule sur la terrasse chauffée au (pâle) soleil Sarthois...
Rédigé par: clo | 03 avril 2009 à 13:20